Quoi de neuf?, Un peu de tout

Regards dans le temps - Partie 1-4

May 25, 2020
« Là où tout a commencé » (Partie 1) 
Un lieu d’innovation et d’essaimages d’entreprises, une terre dans laquelle sont profondément ancrées la culture, les techniques ainsi que les technologies de fabrication et d’artisanat

 
vue aérienne du siège social de Yamaha Motor 

Le lieu de naissance de la marque Yamaha se trouve dans la zone occidentale de la préfecture de Shizuoka au Japon. Cette région a écrit les pages de son histoire en tant que lieu de rassemblement d’une variété d’industries et a développé sa culture du savoir-faire qui lui est propre au fil du temps. 

Depuis des temps immémoriaux, cette région est reconnue pour la culture du coton. Alors que l’industrie textile commençait à prospérer grâce à la spécialité de la région, le coton, la création de métiers à tisser automatiques a vu le jour dans les zones avoisinantes. Par la suite, la technologie d’usinage acquise lors de la production et du développement de ces métiers à tisser a trouvé sa place dans l’industrie de la construction automobile. 

Les régions montagneuses du nord de Shizuoka étaient peuplées de magnifiques forêts, remplies de cèdres japonais. Dans ces lieux, une industrie du sciage a émergé et, avec elle, est venue la croissance de la technologie et des techniques du travail du bois. 

Les améliorations apportées aux machines d’usinage du bois ont contribué, quant à elles, à favoriser l’essor rapide de l’industrie des instruments de musique au Japon. De manière similaire, le processus de fabrication d’instruments de musique a mené à de nouvelles technologies et techniques de métallurgie. 

Grâce au climat tempéré favorable, les locaux cultivaient leur propre culture spécialisée et en faisaient usage pour fabriquer des produits de consommation. Même la technologie et les outils nécessaires à ce type de fabrication étaient créés au niveau local. Cette technologie et ces outils étaient ensuite utilisés à d’autres fins et donnaient naissance à de nouvelles industries. Ce processus répétitif d’innovation et d’essaimages a ainsi donné lieu au savoir-faire unique qui a pris racine ici et, derrière ce processus, se cachait la force directrice : l’état d’esprit traditionnel Yaramaika. Yaramaika signifie dans le dialecte local « tentons le tout pour le tout ». Cet état d'esprit a contribué de manière importante à ce que la région est devenue aujourd’hui. 


Le fondateur – Genichi Kawakami (Partie 2) 
Une vision du monde, clairvoyance et initiative uniques, et, surtout, un puissant leadership

 
Fondateur de Yamaha Motor, Genichi Kawakami 

Genichi Kawakami, le quatrième président de Nippon Gakki Co., Ltd. (aujourd’hui Yamaha Corporation), a dit un jour : « En tant que chef de la direction de l’entreprise, il est évident que je suis responsable de rechercher et élaborer les futurs projets de l’entreprise et, par le suite, d’en semer les graines ». Sur base de cette croyance, et l’entreprise d’instruments de musique étant florissante, il a décidé de faire son entrée dans l’industrie des motocyclettes. 

 L’une de ses nombreuses maximes était « travailler prudemment, c’est travailler rapidement ». Il a lui-même pris les choses en main au sein de l’atelier pendant que l’équipe d’ingénieurs construisait une machine prototype en seulement 10 mois. Le 1er juillet 1955, la division des motocyclettes de Nippon Gakki a été essaimée et Yamaha Motor Co., Ltd. fut fondée en tant qu’entreprise indépendante avec, comme premier président, Genichi Kawakami. 


Yamaha fait son entrée dans l’industrie des motocyclettes (Partie 3) 
Un nouveau projet venant s’ajouter aux instruments de musique et le message de Ju An Si Wei

   
Un monument à la Communication Plaza expliquant le messange de Ju An Si Wei  

Genichi Kawakami, qui a aussi été président de Nippon Gakki Co., Ltd., a pris à cœur le dicton chinois « Ju An Si Wei » qui signifie penser au danger en temps sûrs ou être vigilant en temps de paix. 

Ce dicton lui a fait penser à l’importance de préparer le futur, et ce même lorsque les affaires sont stables, et a fait naître des inquiétudes en lui concernant la ressource naturelle nécessaire pour produire de nombreux instruments de musique : le bois. 

Lorsque le moment était venu d’examiner l’éventualité de créer une nouvelle entreprise, son choix de se lancer dans l’industrie des motocyclettes plutôt que dans une autre n’était pas anodin. Il avait pour opinion que même si l’entreprise faisait une entrée tardive dans l’industrie, si elle pouvait construire un produit qui était réellement de classe mondiale, elle pourrait toujours être concurrentielle sur le marché. Lors d’une réunion avec les cadres de l’entreprise, il leur demanda de commencer à travailler sur un prototype de moteur de motocyclettes et de lancer la production série dans un délai d’un an. 


Le premier produit Yamaha : la YA-1 (Partie 4) 
« Vous vous lancez à l’aventure? Essayez d’être parmi les meilleurs! ». Voici une superbe moto sportive qui défie les conventions

 
« Yamaha Motor’s first product, the YA-1 »  

Dans le temps, alors que l’idée dominante voulait que les appareils électroniques pour la maison soient blancs et que les motos, noires, Yamaha présentait sa première moto baptisée YA-1, d’une cylindrée de 125 cm³, avec un cadre étroit revêtu d’une éclatante robe brun rougeâtre. 

Son lustre extérieur et sa grande agilité lui ont mérité le sobriquet japonais Akatombo (libellule rouge); tout le monde l’aimait! 

Les ingénieurs l’ont conçue à partir de la DKW RT125 allemande, mais ils se sont mis au défi de construire une transmission, des pédales d’embrayage et d’autres composants bien exclusifs à Yamaha. 

À ce moment-là, alors que le salaire mensuel d’embauche d’un jeune diplômé était d’environ 10 000 yens, la YA-1 se vendait à 138 000 yens, ce qui était considérablement plus élevé que les modèles de marques rivales. 

Cependant, le marché a reconnu la valeur appréciable qu’accordait cette somme, et quelque 11 000 YA-1 ont été vendues au cours de ses trois premières années de production.